La couronne, le sceptre et une console. Petit à petit, la salle du trône se remplit.
"Work in progress" comme on dit. Travail sur la couronne d'Iris, présentée à l'état de brouillon sur ma dernière animation. Un jour, peut-être, la peinture numérique n'aura plus de secret pour moi.
Poursuite de mon exploration de la peinture numérique avec cet écusson, nouveau détail, après le rideau, pour le décor étendu de l'escalier de marbre. En ce qui concerne les paysages... et bien, je galère pas mal, mais je m'accroche.
Jusque très récemment, je n’utilisais ma tablette que pour l’animation proprement dite, et parfois, quelques esquisses. Mais force est de constater que mes yeux douloureux ne me permettent plus de travailler sur papier (dommage pour ma superbe boîte de Faber-Castell). Je me suis donc décidée à faire aussi mes décors sur le logiciel Krita. Les débuts ont été difficiles. Mes premières tentatives étant très décevantes, je me suis acharnée, et un déclic a fini par se produire. Je n’ai pas retrouvé la sensation du crayon, mais j’arrive à faire abstraction de cela et j’apprends à maîtriser cette technique inhabituelle pour moi. À présent, je crois que je progresse plutôt bien. Illustration avec ce rideau qui, pour un coup d’essai, ne me paraît pas trop mal réussi.
« Cette image a été générée par une IA ».
Un jour proche peut-être, cette précision qu’il convient d’ajouter le sera plutôt dans le cas contraire, tant l’« avancée technologique » ainsi désignée tend à s’imposer dans l’espace public. Je ne vous surprendrai pas en soulignant qu’il m’est difficile de la défendre, son utilisation étant déjà aussi abusive que peu scrupuleuse, voire même frauduleuse. « L’IA, ce n’est pas de l’art, c’est du vol ! » disent à juste titre bien des dessinateurs. Je les admire et les respecte trop pour leur donner tort, même si je sais qu’ils auront du mal à faire reculer ce que « le marché » considère déjà comme un avenir prometteur, notamment dans le domaine de l’illustration. L’histoire n’est pas nouvelle. Pourquoi payer des humains quand une machine fait aussi bien, voire mieux, du moins de leur point de vue, au demeurant fort discutable ? Seulement voilà, à ce stade, l’IA ne crée rien, elle ne fait que copier, plus ou moins fidèlement. Pour obtenir l’image souhaitée, il faut lui fournir des modèles (autrement dit, des prompts) et des instructions détaillées. Le comble de la malhonnêteté est donc de présenter (et de vendre) comme une œuvre personnelle, le résultat d’un simple calcul à partir du travail réel d’un artiste, souvent très peu éloigné de l’original. J’ai vu de ce type d’escroquerie des exemples flagrants. On peut cependant considérer qu’il s’agit d’une amélioration, à condition de juger comme telle une perfection froide, un lissé sans défaut, ce qui est loin d’être vrai à mon sens. Quoi qu’il en soit, l’IA existe. Il va falloir faire avec, et résister le mieux possible à sa tyrannie.
Fort de ce raisonnement, avec les doutes qu’il implique, et afin de mieux comprendre son fonctionnement, mon frère Johan a fait des essais en utilisant des outils Open source. Il a de la sorte demandé et acquis des images illustrant Alice au pays des merveilles à la manière de Mœbius. Je ne vous les montrerai évidemment pas, d’autant moins que je ne les ai pas vues, quoique cela m’intrigue fortement. En revanche, celle que vous voyez ici est une nouvelle version d’un de mes personnages. Il s’agit de Sérylia, héroïne de ma trilogie Corliande. Pour l’obtenir, il a utilisé certains de mes dessins, ainsi que la toute première illustration créée par mon amie Sophie Lopez, auxquelles il a adjoint des mots clefs tels que plumes, adolescente, mauve et forêt, entre autres. Il lui a fallu des heures de patience et plus d’une centaine d’images, avec parfois des résultats des plus farfelus, pour arriver à celle-ci. Encore a-t-il dû la retoucher par la suite, ce qui donne au final un tableau composite, mélangeant le travail de trois personnes ajouté au logiciel.
Ignorant tout de son activité, j’ai reçu ce portrait par mail, sans savoir au préalable de quoi il s’agissait, à part que c’était de l’IA. Contre toute attente, et nonobstant mes propos du début, j’ai été très émue en le découvrant. Est-ce parce que l’auteur était mon frère ? Et le sujet, l’une de mes créatures ? Je ne saurais dire. Mais je l’ai trouvé très beau. Outre les couleurs et la composition, j’ai été frappée par le relief, la façon dont elle semble venir vers nous, et le côté volontairement imparfait de sa réalisation, notamment pour le décor. La semaine dernière, je vous présentais Zéphyr, ayant pris forme et volume sous les doigts de Sophie. Aujourd’hui, c’est donc Sérylia qui apparaît, dotée d’un nouveau visage, ce qui, cette fois encore, ne me gêne nullement, bien au contraire. Et cela a suscité en moi une réflexion amusée : n’est-ce pas étonnant que ce personnage dont si peu connaissent l’existence, et moins encore ont lu les aventures, ait déjà fait l’objet de trois représentations ? Une autre pensée m’est venue, un peu moins drôle. Si toutes étaient proposées à l’appréciation d’un large public, j’ai bien peur qu’une grande proportion, au moins parmi les plus jeunes, ferait sans hésiter le choix de cette dernière. Et vous, qu’en pensez-vous ?
Voici la version en couleur du cycle de marche de Cora. Normalement, le décor devrait défiler derrière elle, mais c'est chose impossible avec le logiciel Animation Papers utilisé ici, encore en construction. La mise en couleur rend l'animation plus fluide, plus vivante, mais fait aussi ressortir les défauts.
Je vous présente Réginald. Créé à ma demande par mon frère Johan, ce dont témoigne l’esquisse accompagnant ma vidéo, c’est un bouffon qui a pour double particularité d’être totalement dénué d’humour et de se prendre pour un roi. (Toute ressemblance avec un certain nombre de dirigeants passés ou présents ne serait évidemment pas due au hasard.) Affublé d’une coiffe de bouffon dont il ne peut se défaire, il essaie de la transformer en couronne au moyen d’amidon et de rubans, ce qui devrait donner lieu à quelques bons gags (mais nous n’en sommes pas là !). On remarquera aussi qu’il ne brille pas par le bon goût dans sa façon d’associer les couleurs. Vous l’aurez compris, Réginald est le principal élément comique de mon dessin animé imaginaire. Il risque bien d’être aussi le plus difficile à animer avec tous ses détails vestimentaires, à commencer par cette coiffe, véritable cauchemar pour l’éternelle débutante que je suis. S’approprier un personnage n’est pas chose aisée, surtout pour moi, qui suis novice en matière de caricature et n’ai jamais fait de BD, à l’inverse de Johan. Pour toutes ces raisons, cette présentation, loin d’être parfaite, n’interdit en rien de probables évolutions futures.
Si vous êtes intéressés par mes déambulations de petite tortue, vous pouvez vous abonner à ma chaîne YouTube. Bon visionnage !
Il y avait, dans une de nos anciennes contrées, une tribu d’animaux fabuleux vivant en bonne intelligence avec les hommes. Ils étaient de nature hybride, à la fois chèvres et poissons, dotés de cornes caprines et de sabots ainsi que de majestueuses queues de sirènes. Leur pelage autant que leurs écailles étaient d’une texture unique au ton lumineux, comme enduits d’un revêtement métallique mêlé d’or, de cuivre, de bronze et d’argent. Leurs corps luisaient au soleil et leurs yeux de topaze étincelaient. Cette perfection de statues faisait l’admiration de tous, et les habitants des hameaux alentour s’enorgueillissaient devant les voyageurs de passage de côtoyer d’aussi belles créatures. Ces capricornes, ainsi les nommait-on, vivaient relativement heureux, du moins en apparence, dans une vaste plaine où prospéraient quelques villages. Ne pouvant se déplacer à loisir, étant donné leur double constitution, ils restaient à demeure, broutant l’herbe poussant à leurs pieds, et se traînant quelques mètres plus loin dès qu’elle venait à manquer. Conscients de leur beauté et de l’intérêt qu’elle suscitait, ils évitaient toute gesticulation, aussi vaine qu’éreintante, et qui avait surtout pour effet de nuire à leur élégance.

Reproduction d'une chimère italienne
Cette prairie semblait être l’endroit le plus propice à leur stable existence. Elle bordait un lac immense, d’un bleu de turquoise, au centre duquel trônait un grand rocher au sommet plat, coiffé d’une végétation luxuriante. De leur position, ces génies insolites ne manquaient pas de tourner régulièrement les yeux vers ce superbe paysage, et il ne se passait pas un jour, probablement, sans que l’un d’eux ne songe en le regardant que la vue de ce mont devait être grandiose, et que les plantes et arbrisseaux poussant là-haut feraient des mets bien plus nourrissants, et de bien meilleur goût, que leur pauvre pâture. Mais ce rêve était inaccessible, et ils étaient condamnés à se satisfaire de ce qu’ils trouvaient en bas.
Les capricornes (extrait)
Le livre de Baltos
La véritable héroïne de mon dessin animé imaginaire est la fée Iris. La voici présentée sous toutes les faces. Ce mouvement n'est pas facile à réaliser, et le résultat ne me satisfait pas totalement. Mais il faut bien savoir s'arrêter. J'ai utilisé Animation Papers, une fois de plus, puis l'excellent logiciel libre Krita pour la mise en couleurs.
Émotion ! Aujourd'hui j’ai reçu la première épreuve de mon nouveau livre, un pavé de 785 pages, avec une couverture provisoire. Il me reste à tout relire et corriger, puis, si enfin je retrouve un usage à peu près normal de mes yeux (très altéré suite à un traitement lourd) à m’attaquer aux dessins. Il s’agirait bien sûr de créer la couverture définitive et, peut-être, quelques illustrations en noir et blanc pour l’intérieur. Encore pas mal de pain sur la planche, donc.
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| La fée Iris |
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| Cora, affichant une mine boudeuse. |
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| Les vœux pour 2016 de Baltos et Serylia |