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17 décembre 2024

Zéphyr... à la maison

Voilà ! Zéphyr est (enfin) à la maison, et semble s'y sentir bien. Merci à Sophie Lopez pour ce merveilleux travail, et merci à Didier Pled pour la photo.
Leurs liens à visiter sans modération :
 
 

 

5 décembre 2010

Un photographe - Emmanuel Romeo


Emmanuel Romeo   



Depuis quelques années, certains grands succès commerciaux aidant, la féerie semble être devenue très « tendance ». Je ne suis pas sûre qu’elle ait vraiment gagné à se retrouver ainsi mise à toutes les sauces, notamment publicitaires. Elle y a surtout perdu beaucoup de ce mystère qui en est pourtant l’essence. Moi-même, j’avoue éprouver une certaine lassitude face à cette surenchère, cette banalisation qui, loin de mettre en lumière les œuvres de qualité, ne font souvent que les ensevelir, les rendre invisibles aux yeux d’une partie du public trop vite rassasiée par ce qui lui est pré-vendu pour aller voir plus loin.


              Certes la féerie n’a pas dit son dernier mot. Il y aura toujours des artistes pour y puiser l’inspiration et nous livrer à travers elle leur propre vision du monde. De surcroît, avec ses compagnons de routes incertaines que sont le surnaturel et le symbolisme, voire l’ésotérisme, elle trouve encore à s’inviter là où l’on ne l’attend pas, et en cela aussi, elle reste fascinante.

A la frontière


             C’est ainsi qu’elle et ses amis croisent très régulièrement le chemin du photographe Emmanuel Romeo. On pourrait se laisser aller à dire que la terre de Bretagne où il vit est traditionnellement propice à ce type de rencontre. Cependant, il ne cède pas à la facilité d’en présenter les vues pittoresques mais déjà connues d’arbre d’or, de menhirs et autres dolmens. Par ailleurs, son œil exercé d’artiste, de chercheur et d’esthète trouverait sans mal de quoi nourrir son travail dans toute région où la nature a conservé un semblant de droits. Car c’est dans les scènes à priori les plus banales qu’il traque le mystère, et que celui-ci se montre à l’heure dite au rendez-vous. On sait en effet combien le temps est important en photographie, et je n’ose imaginer les heures passées à guetter cet esprit farouche et intransigeant, ne retenant que les instants magiques où il daigne se manifester.

Sans titre