Corliande

Auto édition

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15 juillet 2021

1 juillet 2021

Les masques

Intrigues et trahisons à la cour des serviteurs du temps. Le pouvoir des rois semble indestructible, car tout y est réglé comme sur du papier à musique. Certains pourtant tentent de le renverser. Des sociétés secrètes voient le jour. Et quel moment plus propice que la fête carnavalesque suivant la traditionnelle cérémonie de l’horloge pour manœuvrer en toute discrétion ? Masques parmi les masques, les conspirateurs se réunissent, s’organisent et se surveillent mutuellement. Leur but ? Entrer en possession du coffre contenant les plans du mécanisme régissant le royaume. Il faudra pour cela substituer aux évêques les trois clefs correspondant aux serrures dudit coffre, et surtout, découvrir les trois formules codées nécessaires à son ouverture. Mais comment voler ce qui n’est propriété que de l’esprit ? Bien malgré lui, le médecin et chercheur Anselme entre en scène...

« Les masques » troisième récit des chroniques de Serylia. Cliquer ICI pour lire les premières pages.

 

Image par anncapictures de Pixabay



19 juin 2021

Thibaut le nain

L’un des protagonistes les plus importants du second livre de Corliande, est Thibaut le nain, bouffon du roi Arsénius-Gontran, sixième du nom, à la cour du palais des serviteurs du temps. Spirituel et irrévérencieux, comme l’y autorise sa profession, il souffre néanmoins de son statut d’amuseur et ses piques relèvent plus de la défense que de l’attaque. Personnage intelligent, sensible et profond, il porte en lui l’espoir de voir un jour triompher la justice et cherche inlassablement les moyens d’y parvenir. Il ne pouvait que revenir hanter le livre de Baltos. Dans « Les chroniques de Serylia » on le voit aux prises avec la sottise et la vanité de son seigneur et maître, puis, brièvement, en conseiller du médecin Anselme, héros malgré lui d’un récit intitulé « Les masques », récit dont je reparlerai.

 (Illustration : Wikimédia commons)

The court Jester par Thomas Davidson


26 mai 2021

L'école universelle des savoirs

Dans les glaciales et brumeuses terres du nord se dresse une étrange bâtisse. Nul drapeau ne flotte au-dessus de ses tours car elle ne dépend d’aucune administration ni n’appartient à la moindre nation. Quelque peu tombée en désuétude, elle se trouve à la naissance d’une province demeurée libre appelée l’Estangle. C’était un ancien château fort doublé d’un édifice religieux voué à des dieux oubliés, à demi en ruines, lorsqu’elle fut restaurée pour abriter l’école universelle des savoirs. Cette œuvre fut celle des Delfs, une dynastie en rupture avec les lois martiales et injustes de l’empire Éturbe. On y venait de toutes les régions du monde pour partager une vision pacifiste, des acquis scientifiques ou culturels. On y venait surtout pour tenter d’élaborer un langage commun à tous les peuples, sorte d’espéranto conçu avec l’espoir de mettre fin aux conflits et de faciliter la compréhension mutuelle des êtres vivants, humains ou non humains, sans nuire à leur diversité. Mais comme vous l’imaginez, les choses ne furent pas aussi simples…

« L’école universelle des savoirs » est le second chapitre de « La dynastie des Delfs », dans le septième recueil du Livre de Baltos.

                                        
 
Image par Reinhold Silbermann (Tabor) de Pixabay

16 mai 2021

Le repas de l'écureuil

    La voici enfin, la vidéo que vous attendiez tous ! Le repas de l’écureuil est un montage de séquences avec pour acteurs vedettes les petits visiteurs de mon cerisier. La qualité des films laisse à désirer, surtout les gros plans, car pris avec un appareil photo compact tout simple, à travers une vitre et, bien sûr, à distance. Naturellement, cela ne vous surprendra pas, les scènes les plus drôles et les plus touchantes n’ont pas été immortalisées. J’ai vu, par exemple, l’un d’eux prendre une noisette, descendre de l’arbre et, en trois bonds, aller l’enterrer un peu plus loin dans le jardin, puis recommencer. J’ai vu aussi une femelle allaitante (l’une de ses tétines était très visible) faire le ménage dans la mangeoire et jeter cacahuètes entières (pas à son goût visiblement) par-dessus bord, avec les coquilles de noisettes vides. Auparavant j’avais vu l’un d’eux (toujours la femelle, sans doute) arracher des lanières d’écorce des branches mortes d’un buisson, les rouler en boules, les malaxer à toute vitesse avec ses petites pattes et les emporter je ne sais où pour faire son nid. Souvent, un peu agacés par le couvercle qui retombe sans cesse, ils s’efforcent de le soulever le plus haut possible, en insistant plusieurs fois, espérant ainsi le laisser ouvert (on voit juste un bref aperçu de ce comportement vers 0:28). Et je ne compte pas les courses poursuites à travers les branches ou autour du tronc, car ils sont parfois deux, voire trois. Tout cela se produit évidemment alors que l’appareil n’est pas prêt. Bref, ces petites créatures n’en finissent pas de m’attendrir. Pour la bande son, j’ai préféré ne rien mettre. Je refuse les musiques au mètre proposées par les plateformes, et je ne voudrais pas enfreindre la loi si j’utilise un thème qui me plaît (manquerait plus que je doive payer des droits, déjà qu’ils me coûtent cher en noisettes !).

 

13 mai 2021

Mélénisse, nouveau personnage du Livre de Baltos

    « D’où avait-elle pu tirer ces visions d’outre-monde ? Certainement pas de ses promenades à travers le village, ni même aux alentours. Aucun de ses souvenirs n’avait pu les lui inspirer, par plus que ses lectures. Sans doute possédait-elle en elle une clef magique ouvrant des portes aux autres invisibles, une sorte de « machine volante » lui faisant parfois quitter la réalité corliandaise pour visiter des contrées inconnues. »
 
    Le troisième récit, dans le premier recueil du livre de Baltos, vous fera découvrir un nouveau personnage. Mélénisse, corliandaise excentrique et inspirée, mais terriblement distraite, fut autrefois une célébrité locale ayant marqué les mémoires. Inventrice malgré elle d'une miraculeuse recette de galette, laquelle deviendra le plat traditionnel du village, elle était avant tout une artiste de talent et pourtant méconnue. Toute ressemblance avec une certaine dame de mon entourage n'est évidemment pas fortuite. Bien qu'elle ne soit pas son fidèle portrait, "L'héritage de Mélénisse" est un petit hommage déguisé à ma mère, le peintre Anna Cazan.