C'est parti pour la mise en couleur !
Petite animation « récréative » d’une biche tournant la tête et se mettant à brouter. Elle a pour but d’apporter un peu de vie au décor de la forêt. Les guillemets signifient que la récréation, sans surprise, et malgré l’apparente simplicité de la chose, a duré bien plus longtemps que prévu. Certes, les animaux ont l’excellente idée d’éviter de me compliquer la vie en portant des bretelles, des coiffes à grelots et autres fantaisies vestimentaires. Cependant, sans modèle vivant à disposition, le moindre mouvement se révèle finalement assez compliqué. J’espère qu’elle vous plaît.
Voici un nouveau décor. Il s'agit de la prolongation, sous un autre angle, du sentier dans la forêt. Il est divisé en trois plans, ceci afin de pouvoir jouer avec la profondeur de champ dans un mouvement de caméra, en l'occurrence un zoom, sur la marche vue de dos (ou éventuellement de face) des différents personnages.
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| Sentier dans la forêt, vue B |
Le sentier auquel il fait suite, vu en longueur :
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| Sentier dans la forêt, vue A |
Le détails des 3 plans qui se superposent :
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| Fond |
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| Second plan |
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| Premier plan |
Après qu'il ait créé la première mouture de ce personnage, j'ai demandé à mon frère Johan comment il imaginait sa marche. Il m'a suggéré de lui faire balancer les bras deux fois moins vite que ses jambes. Cette intéressante singularité nous le montre hyper rapide et nerveux, mais déterminé. J'ai rallongé un peu les "branches" de sa coiffe afin de la rendre plus mobile. Vissé sur sa tête, inamovible, cet accessoire est son cauchemar, l'empêchant de porter sa couronne et le condamnant ainsi à n'être souverain que "pour rire", ce qu'il ne peut souffrir. Le mouvement sautillant accentue l'aspect ridicule, du moins je l'espère, de ce roi-bouffon. Il est LE personnage comique de l'histoire, et se doit d'être caricatural à souhait. Je dédie cette animation à tous les gens de pouvoir qui en abusent à nos dépens et qui, s'ils sont très souvent grotesques, n'en sont pas moins, pour la plupart, intensément nuisibles.
Notre petite maman, notre chère Antoinette, le peintre Anna Cazan…
Elle était tout cela, et bien plus.
Mère aimante et amie dévouée, conseillère avisée, inspirante.
Elle était vive, généreuse, volontaire et profondément sensible.
Sensible à la beauté.
Sensible à la souffrance, à celle des humains comme à celle des animaux.
Où est-elle, à présent, si ce n’est dans nos cœurs ?
Peut-être est-elle partie explorer ces espaces infinis qui l’intriguaient tant.
Ceux qui naissaient de sa pensée et se déployaient sous ses doigts :
Des nappes de sable roux plissées de dunes pourpres et dorées ;
des univers marins d’un bleu profond, abritant de vagues édifices engloutis ;
des forêts montrant toutes les gammes de vert, du plus pâle au plus intense,
où les fleurs ressemblent à des gemmes et les insectes à des fleurs ;
des déserts de pierres et de stèles ou se figent des êtres sans visage,
des crevasses d’où jaillissent des embryons de plantes…
La peinture était sa vie, autant que sa famille.
Elle peignait ses révoltes et ses questionnements.
Mais elle peignait aussi l’espoir.
Car si tout a une fin, toute fin annonce un début.
Non pas l’envol d’un phénix renaissant de ses cendres,
mais la venue inespérée d’un univers ou d’une entité nouvelle, prêt à jaillir
d’une terre que l’on croyait perdue.
Une fleur, un cristal, un œuf, un oiseau.
L’éveil d’une nature maltraitée, mais toujours vivante.
Comme ce lever du jour sur l’île endormie de Daphnis et Chloé.
Tentative de travelling latéral avec l’effet caméra multiplan du logiciel TVPaint, que j’avoue maîtriser assez mal. Est-ce parce qu’il est particulièrement ardu, ou rempli de bugs divers et variés, ou simplement tombé entre les mains d’une néophyte un tantinet obtuse ? J’ai passé des jours à remettre sur le métier mon laborieux ouvrage pour en arriver à cette courte vidéo. Si le résultat est encourageant en matière de profondeur de champ, il reste bien des choses à redire. Le décor, notamment les buissons au premier plan, ne me plait qu’à moitié, et la marche de Cora semble un peu approximative. Il manque la fée Iris, qui devrait la suivre, et surtout les ombres portées (déjà tentées, sans succès !). Mais cela donne une idée de ce que pourrait être cette petite séquence, avec quelques heures de travail supplémentaires. Merci pour vos éventuels commentaires.