29 mars 2022
Nouvelle (courte) vidéo : La volte-face de Cora
2 mars 2022
La marche de Cora
Au cœur d'une actualité déprimante à souhait, retour à l'animation 2D (j'en rêvais !) suite à l'achat d'une tablette graphique digne de ce nom, et la découverte d'un logiciel en construction dont j'ai téléchargé la version démo. "Animation Paper", créé par un professionnel de cette merveilleuse discipline, a été, et est toujours, conçu de manière à reproduire les conditions de l'animation "à l'ancienne", en fournissant les outils indispensables, sans gadget inutile, et en rendant leur utilisation la plus accessible possible. Le pari semble déjà pouvoir être tenu. Pour la vidéo, il s'agit d'un simple cycle de marche d'un personnage clef de mon dessin animé imaginaire, la petite fille au cerveau d'adulte Cora. Bon visionnage !
11 janvier 2022
Anna Cazan, peintures et dessins
La monographie consacrée à Anna Cazan est à présent disponible sur Lulu.com !
Pour commander, c'est ici
28 décembre 2021
Jac Graal
Hommage à Jac Graal, l’amie de toujours, qui nous a quittés ce matin. Compagne de galères d’Anna Cazan à ses débuts, et comme elle, artiste sans concession, elle mit tout en œuvre pour vivre de sa peinture, chose particulièrement difficile quand on veut conserver sa liberté et son intégrité. C’était une personne charmante, quoique tourmentée, en perpétuelle recherche d’absolu et de sérénité. Elle laisse une œuvre considérable, huiles, aquarelles, gravures, calligraphies (mais aussi poésies), dont voici un très modeste échantillon
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8 décembre 2021
Petit extrait du livre Anna Cazan
"Enfant, je me souviens de ma mère peignant, tous les jours, quoi qu’il arrive, plusieurs heures par jour. Nous vivions alors dans ce petit appartement d’Orly (quartier des saules) où nous avions trois pièces. Mes parents dormaient dans le séjour, ma sœur et moi partagions une chambre et l’autre servait d’atelier. Pas seulement pour la peinture. Mon père y sculptait les têtes et les mains de ses marionnettes à gaines dans du bois de tilleul. Ma mère participait en créant les costumes. Quelques représentations de Guignol furent données au parc municipal. Tout, dans ce théâtre mobile, depuis le castelet jusqu’aux rampes d’éclairage, en passant bien sûr par les décors, avait été fabriqué là, avec du matériel de récupération, telles des boîtes de conserve pour les spot-lights. Cette activité n’était guère adaptée à ma mère qui, en raison d’un cœur fragile, supportait mal la position des bras, levés à la verticale, et qui surtout voulait peindre, et seulement peindre. Cette pièce consacrée aux arts était quoi qu’il en soit un creuset d’imaginaire et d’inventivité, un lieu magique pour une petite fille timide, un peu effrayée par le monde extérieur, représenté entre autre par une barre HLM de douze étages avec pour seul terrain de jeu, un parking."