Corliande

Auto édition

Auto édition

8 mars 2013

Le livre de Baltos (1)

Corliande, suite ?



         Plusieurs lecteurs de Corliande m'ont demandé si je n'avais pas prévu d'écrire une suite. Je supposai d'abord que l'habitude de voir publier de très longues sagas, surtout dans le domaine de la fantasy, avait motivé cette réaction. Je crus déceler aussi une sorte d'insatisfaction. Il semble que la conclusion du livre trois ait quelque peu déconcerté certains d'entre eux. Je reconnais volontiers que celle-ci puisse paraître difficile à comprendre ou tout simplement décevante. Mais il se trouve que cette histoire, qui existait en moi de façon très forte, avait été patiemment construite en vue d'arriver à cette fin, celle-ci et aucune autre. Pour moi, il ne pouvait donc y avoir de suite. Cependant, que les personnages aient pu être assez attachants pour susciter l'envie d'en lire davantage, de les revoir dans d'autres situations, cela n'était pas pour me déplaire. Avant même de terminer la narration, j'avais d'ailleurs envisagé de prolonger leur existence de diverses manières. J'eus parfois l'envie de créer un journal, par exemple, une gazette du village et de ses habitants, avec des chroniques farfelues, des articles "scientifiques", mais à la manière des deux savants ; quelque chose qui, de façon à la fois humoristique et poétique, rendrait compte de la naïveté et de la liberté d'esprit des corliandais. Un public plus large eût peut-être favorisé cette éclosion. Mais ce projet a été écarté, non pas enterré, mais provisoirement rangé dans un petit coin de ma tête.

Essai de maquette pour



Les chroniques de Corliande
 
         En revanche, une autre idée s'est mise à cheminer en moi, celle de publier, sous forme de contes, fables et autres courts récits, ce qui pourrait s'appeler le livre de Baltos. Non pas un quatrième volume de Corliande, mais un recueil de ce que mon héros qui, on s'en souvient, tenait un carnet de voyage, aurait pu mettre par écrit après son retour au village. Ce serait un mélange de souvenirs, d'épisodes vécus lors de ce périple mais précédemment omis, et surtout d'histoires glanées par ci par là, ou racontées par les différents protagonistes rencontrés alors, tels que les sages du Deis Paesina, les automates, les fées ou encore Gawein. Cette idée me séduisait mais l'élaboration d'un autre projet d'envergure m’empêcha de m'y consacrer. Or je voulais avant tout que ce nouveau travail s'impose réellement à moi, et je n'étais pas sûre d'avoir assez de matière pour un quatrième livre. 
       
         Grâce à ce blog, où je peux publier au fil de l'eau, je me propose donc de vous soumettre, si le cœur vous en dit, chaque texte qui sortira de ma plume et pourra s'inscrire dans ce cadre. Il va de soi que cette lecture, si elle est libre d'accès, s'adresse avant tout à ceux qui ont eu connaissance des trois livres déjà publiés. Les autres apprécieront peut-être, je le souhaite, mais bien des allusions leur échapperont. Je commence donc avec la présentation d'un nouveau personnage, rencontré par Baltos et Serylia au palais minéral. Sous un anagramme, à une lettre près, j'ai ressuscité et rendue immortelle, du moins à mes yeux, la petite chatte Mélusine dont je parlais dans mon dernier article. C'est la magie de l'écriture. A voir, lire, télécharger ou imprimer. cliquer ici


8 février 2013

Mélusine

Mélusine
(1997 - 2013)



Comment mesurer l’espace que peut prendre un chat dans notre vie, le vide qu’il nous laisse en s’en allant ?
Comment dire la qualité de cette relation qui nous lie, tellement unique et profonde qu’elle ne peut être partagée ? 


Melusine

15 décembre 2012

Chronique - Le tableau

Le tableau

 Un film de Jean-François Laguionie
Scénario d’Anik Le Ray




            Sorti il y a un an au cinéma, mais toujours disponible en DVD, cet étonnant dessin animé de Jean-Francois Laguionie n’est sans doute plus tout à fait d’actualité. Cependant, son succès critique et populaire ne faiblit pas, et voilà qui est une fort belle surprise. Car, tant par son sujet que par son esthétique, ce film ne ressemble en rien à ce qui nous est couramment proposé. Il est vrai que dans les productions actuelles en matière d’animation, notamment en France, la diversité est la règle et l’on ne peut que s’en réjouir. Malgré tout, rares sont celles qui sortent à ce point des sentiers battus. Tout d’abord, Le tableau s’appuie sur un scénario intelligent, à la fois complexe et accessible au plus grand nombre. Les enfants peuvent apprécier l’histoire qui leur est contée, sans peut-être en mesurer la profondeur, mais avec la perspective toujours encourageante d’une redécouverte future.


18 novembre 2012

Le making of d'Ernest et Célestine


 Le 12 décembre sortira sur les écrans le film Ernest et Célestine, d’après les livres de Gabrielle Vincent, réalisé par Benjamin Renner, Vincent Patar et Stephane Aubier. Le scénario est signé Daniel Pennac et la musique est de Vincent Courtois. 


D’après les premières images visibles sur Internet, ce dessin animé promet beaucoup. D’ores et déjà, il nous est donné de suivre ici, façon BD humoristique, l’aventure de sa création. On peut préférer ignorer les « making of » pour préserver toute la magie de la découverte. Pour ma part, fascinée comme je le suis par l’animation, et travaillant laborieusement moi-même, dans le plus grand secret (enfin, un peu moins grand maintenant), sur un projet de ce type, j’avoue avoir eu beaucoup de plaisir à visiter le blog de Benjamin Renner. Cette page, particulièrement, m’a captivée. On y voit les premières essais de l'animateur, après qu’il ait été contacté par le producteur, et dans cette discipline, comme c’est souvent le cas pour les œuvres picturales, les esquisses sont passionnantes à étudier. Outre ce petit feuilleton, l’auteur nous livre d’autres histoires très amusantes à suivre sur son blog. A voir si vous désirez en savoir plus sur les coulisses d’un dessin animé. Pour les autres, il vous reste la bande annonce en attendant d’apprécier sur grand écran l’histoire de l’ours et de la souris. Vous pouvez également visiter ici le site officiel d'Ernest et Celestine


J’ai trouvé ce making of grâce au site Fous d’anim qui fourmille d’infos intéressantes et sur lequel je me promène assez régulièrement. Merci à eux.

10 novembre 2012

Chronique disque - Yôkaï

Anne Paceo
Yôkaï
(Laborie - Abeille musique)

Il serait bien naïf et optimiste en ces temps moroses de dire que la féerie est partout, en dépit de ce que la multiplication d’images censées la représenter voudrait nous faire croire. Il est vrai toutefois qu’elle prend un malin plaisir à venir se nicher là où on ne l’attend pas et c’est souvent alors que, nous prenant au dépourvu, elle nous charme le plus. La voici donc, exubérante et ardente invitée d’un combo de Jazz. Ce n’est pas la première fois. J’ai le souvenir d’Yves Rousseau et de son « Fées et gestes » où encore d’ « Eowyn » par le trio Levallet, Marais, Pifarely. Toutefois cette alliance reste assez rare. En baptisant « Yôkaï » son troisième enregistrement, le premier avec son quintet, Anne Paceo trouve donc tout naturellement sa place dans ce blog.


19 octobre 2012

Dessin

La chevelure


Le dessin reproduit ci-dessous, réalisé puis présenté à mon entourage il y a quelques années, avait suscité des réactions diverses. Dans l’ensemble positives, certaines relevaient néanmoins d’une interprétation à laquelle je ne m’attendais pas, faisant naître en moi pas mal de réflexions quant à la distance existant parfois entre l’intention de l’artiste et la perception du public. L’utilisation du symbolisme comporte évidemment un risque d’incompréhension. Différents facteurs feront qu’une personne, se projetant toujours plus ou moins dans l’objet qu’elle regarde, y trouvera des éléments extérieurs au sujet. Ces facteurs sont évidemment liés au vécu de l’observateur, à ses références culturelles, mais malheureusement aussi, à la mode toute puissante, laquelle ne se limite pas à des choix de vie, vestimentaires ou mobiliers, mais envahit largement les sphères intellectuelles et artistiques. Qu’elle forge les goûts et dégoûts, cela n’est pas nouveau. Mais elle fait plus. Sa redoutable capacité à imposer des images et des pensées, avec toutes les associations d’idées qui en découlent, fait qu’elle conduit avec une facilité déconcertante chacun d’entre nous, même les plus récalcitrants, non pas à questionner les choses, mais à les affubler de noms et d’expressions toutes faites, croyant ainsi les définir mais ne faisant que les masquer, ce qui aboutit à les faire taire. Dès lors que l’on met un nom sur une chose on cesse de la regarder, disait en substance Krishnamurti.